(La phase 2 lancée pour un accès à l’énergie durable en milieu rural les 36 prochains mois au Bénin)
La salle de conférence Guezo de l’Hôtel Azalaï a servi de cadre, ce 24 février 2026, à la tenue du comité de pilotage consacré à la clôture de la première phase du projet « Accès à l’énergie et à l’efficacité énergétique pour un développement bas carbone en zone rurale » et au lancement officiel de sa seconde phase. Portée par l’ONG GERES, l’initiative a réuni partenaires institutionnels, techniques et financiers autour d’un objectif commun : accélérer la transition énergétique inclusive en Afrique de l’Ouest.
Les travaux ont été officiellement lancés par le représentant de la Directrice de l’Agence française de Développement (Afd), qui a salué une initiative « particulièrement structurante » en raison de son approche multipays, de sa cohérence stratégique et de son fort ancrage territorial au Bénin et au Togo. Dans son intervention, Dakouré Dénis a souligné que la première phase, financée à hauteur de 800 millions 550 FCFA, a permis de soutenir des actions à fort impact, notamment l’incubation énergétique de très petites entreprises connectées aux mini-réseaux ainsi que le développement de la filière des foyers productifs améliorés. Selon lui, les résultats obtenus démontrent qu’un accès à l’énergie conçu de manière intégrée combinant production, usages productifs et efficacité énergétique constitue un levier puissant de développement local bas carbone.
Prenant également la parole, le Directeur Général de la Planification Énergétique et Rurale a rappelé les réalités auxquelles font face de nombreuses populations africaines, encore dépendantes de solutions énergétiques traditionnelles peu performantes, telles que les foyers à trois pierres ou certains combustibles classiques. Il a insisté sur la nécessité d’opérer une transition vers des solutions plus efficaces tout au long de la chaîne de valeur industrielle et domestique. Pour lui, ce projet représente une avancée majeure, à la fois pour le secteur énergétique en raison des enjeux liés à la puissance et à l’électricité et pour les populations rurales, dont les revenus, les conditions de travail et la qualité de vie dépendent fortement de l’accès à une énergie fiable et durable. Raphaël Accart, Directeur régional Afrique de l’Ouest de l’organisation porteuse du projet a, pour sa part, félicité l’ensemble des participants pour leur engagement et leur mobilisation. Il a rappelé l’importance stratégique de l’accès à l’énergie comme moteur essentiel du développement socio-économique, soulignant les efforts déployés par son institution pour promouvoir des solutions durables et adaptées aux réalités locales. Il a conclu son intervention en exprimant sa gratitude envers les partenaires sociaux, techniques et financiers, avec une mention particulière pour l’agence française de développement, dont l’appui a contribué à la réussite de cette première phase.
Les partenaires se sont accordés sur le fait que les acquis obtenus constituent désormais une base solide pour un passage à l’échelle. Pour le représentant pays de Geres, Hugues Ekpinda, l’un des piliers essentiels de la stratégie de l’organisation est de faire de l’accès à l’électricité un véritable levier de développement économique et rural, ainsi qu’un moyen efficace de lutte contre la pauvreté au Bénin. La seconde phase devra ainsi consolider les modèles économiques développés, renforcer les écosystèmes énergétiques locaux et maintenir les bénéficiaires notamment les entrepreneurs ruraux au cœur de l’intervention.
À travers la poursuite de cette collaboration, les parties prenantes entendent faire de ce programme un exemple régional de transition énergétique inclusive, démontrant que l’accès à l’énergie propre peut être à la fois un moteur de croissance économique locale et un outil concret de lutte contre le changement climatique.
Par Pancrasse Gandaho
